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Test de Ride 4 sur PC, PS4, Xbox One, PS5, Xbox Series X

Test de Ride 4 sur PC, PS4, Xbox One, PS5, Xbox Series X
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Ride nous revient dans une nouvelle version à l'aube du lancement des nouvelles générations de consoles qui l'accueilleront également. Alors voyons comment Milestone a su faire évoluer sa licence.

Test de Ride 4 sur PC, PS4, Xbox One, PS5, Xbox Series X
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Ride 3 remonte maintenant bientôt à 2 ans et il était donc temps pour Milestone de nous apporter une nouvelle mouture de son jeu de course de motos sur circuit. C'est désormais chose faite avec Ride 4 qui profitera même dès le début de l'année prochaine de la puissance des nouvelles consoles next-gen PS5 et Xbox Series X sur le point de sortir.

Après Ride et Ride 2, respectivement sortis en 2015 et 2016, il semblerait donc que le rythme soit passé à 2 ans avec Ride 3 lancé en 2018 puis Ride 4 en 2020. Quoi qu'il en soit, il s'agit toujours bien entendu de s'affronter à travers le monde entier sur des monstres de puissance dans ce que l'on ne peut que qualifier de simulateur de deux roues, même si des options permettent d'en faciliter l'accès, sans pour autant mâcher le travail. Rappelons ici que le studio italien a développé et édité Ride 4 en partenariat avec Yamaha Motor et Bridgestone. Sans plus tarder, faisons le point sur le quatrième épisode de la licence au million et demi de joueurs.

  • Genre : Simulation de Courses de Moto
  • Date de sortie : 8 octobre 2020 (PC, PS4 et Xbox One), puis 21 janvier 2021 (PS5 et Xbox Series X)
  • Plateforme : PC, PS4, Xbox One, puis PS5 et Xbox Series X
  • Développeur : Milestone
  • Éditeur : Milestone
  • Prix : 49,99€ sur PC et 69,99€ sur consoles, disponible sur Amazon
  • Testé sur : PC

Un gros bourrin pour les dominer tous

Comme Ride 3 avant lui et comme beaucoup d'autres jeux, Ride 4 vous demande de définir votre avatar : nom et nationalité bien sûr, mais aussi sexe, apparence physique (visage seulement ici), numéro de course et style de pilotage (pied(s) au départ, sortie du genou, du coude ou des épaules dans les virages, combien de doigts pour freiner). Vous démarrez ensuite tout en bas de l'échelle pour gravir les marches jusqu'aux plus hauts sommets de la compétition au guidon des plus belles et puissantes machines de course à piloter sur les circuits les plus emblématiques de la planète.

Pour commencer, il faut choisir une ligue régionale parmi trois zones : Europe, Asie ou Amérique. Mais avant toute chose, if va falloir passer un test d'admission pour devenir pilote professionnel. Il s'agit de battre un temps de référence afin d'être accepté au sein de la ligue régionale choisie, mais aussi de gagner sa première moto pour faire ses débuts : une Yamaha YZF-R6 de 2015 (en tout cas dans la ligue asiatique). Il faut dire que Yamaha est partenaire du titre, tout comme Bridgestone d'ailleurs, que l'on retrouvera à plusieurs niveaux : publicités sur les pistes ou sponsor officiel sur les ralentis, on a même droit à un historique de la marque ainsi qu'à une coupe dédiée au niveau mondial.

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Une fois admis en ligue régionale, on accède à la licence concernée qui se décompose en 6 épreuves où il faut relever des défis pour débloquer les courses suivantes. Il peut s'agir de courses contre-la-montre ou de courses uniques face à 11 adversaires, en passant par des essais de circuits consistant à passer entre des portes-radars à une vitesse minimale, ou encore des journées circuit où il faut réaliser le plus de dépassement d'adversaires possible en un temps limité. Dans tous les cas, à défaut de décrocher l'or ou l'argent, il faudra au moins obtenir le bronze pour débloquer l'épreuve suivante. Obtenir toutes les médailles d'or permet toutefois d'accumuler suffisamment de points pour obtenir une moto en cadeau. Une fois le bronze obtenu au minimum dans chacune des épreuves, deux courses supplémentaires sont débloquées : une course rookie et une course naked, chacune composée de plusieurs épreuves dans lesquelles il faudra accumuler suffisamment de points avant d'accéder aux deux dernières courses composées respectivement d'épreuves en 600 cm3 puis 1000 cm3.

À côté de cela, il y a également possibilité de participer à 3 courses d'exhibition qui se débloquent au fur et à mesure que l'on accumule des points : Motorfest 600, naked et 1ers pas en compétition. Pour accéder ensuite à la ligue mondiale, et par la même occasion aux ligues des deux autres régions, il faudra décrocher 5 coupes (valider toutes les épreuves avec suffisamment de points en obtenant au minimum le bronze, parfois plus), que ce soit en série ou en exhibition. Dès lors, c'est tout un monde qui s'offre à nous avec de très nombreuses courses, que ce soit en licence officielle, en exhibition, sur invitation pour des événements spéciaux ou pour participer aux activités de pilote consistant à effectuer des tests pour les constructeurs avec lesquels on a obtenu suffisamment d'affinité en pilotant leurs engins. Quant aux licences, en dehors de la licence mondiale générale, on a également accès désormais à la licence superbike et à la licence endurance qui sont les deux épreuves ultimes auxquelles on accédera pour les ligues finales une fois passée la ligue mondiale.

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Que la lumière soit, et la lumière fut

Ce que l'on aime dans la moto, c'est la sensation que l'on a accroché au guidon, mais pas que. On aime aussi admirer nos canassons sous toutes leurs coutures, et de ce côté là, on est servi, que ce soit sur les pistes comme dans le garage où l'on collectionne les motos ou chez le concessionnaire chez qui l'on bave en attendant d'avoir accumulé suffisamment de fonds pour s'offrir l'objet de nos rêves. Si Ride 3 avait déjà franchi une marche en passant à l'Unreal Engine 4, se rapprochant ainsi du photoréalisme, Ride 4 pousse l'expérience encore plus loin en retravaillant les motos grâce à l'échange de données CAO et le scan en 3D des motos comme des circuits ou encore des pilotes, leur équipement et les pièces détachées. Il faut encore rajouter à cela un travail plus poussé sur les matériaux et les textures. Et le résultat est là, les motos comme les équipements sont retranscris de manière très fine et très détaillée, dommage que le terrain de jeu, lui, même si l'on n'a pas trop le temps de l'admirer, ne soit pas du même acabit.

Là aussi, des améliorations ont toutefois été apportées, mais cela reste un cran en-dessous et, à part quelques exceptions comme Kanto Temples, les décors ressortent comme assez ternes et manquant de vie. Il y a bien quelques animations comme des vols d'oiseaux ou des flashs de photographes, mais cela reste globalement insuffisant pour leur insuffler un peu d'âme. L'introduction de la météo dynamique, en revanche, comme des éclairages qui évoluent en fonction de celle-ci ou du moment de la journée, est un véritable plus. On peut ainsi commencer une course de jour par temps dégagé pour la finir de nuit sous la pluie, ou l'inverse. Il faut d'ailleurs faire attention dans ce cas-là à ne pas partir avec une moto sans phare comme la moto légendaire Suter 500 MMX. Les réflexions sur la carrosserie ou l'asphalte humide et les autres jeux de lumière sont plutôt réussis. Les consoles de dernière génération devraient apprécier. Et pour immortaliser les plus beaux plan, le mode photo est toujours au programme, bien entendu.

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Côté moto, on retrouve bien sûr les sportives, mais aussi des modèles naked et supermotards. En revanche, le descriptif détaillé de celles-ci que l'on avait dans Ride 3 a été réduit à peau de chagrin. Il faut dire que Ride 3 se voulait être l'équivalent d'une encyclopédie de la moto, ce que Ride 4 ne revendique aucunement. Nous sommes ici face à un simple jeu de course. Là où la passion de la moto et de ceux qui ont participé à son histoire, constructeurs comme pilotes, suintait de tous le spores de Ride 3, jusque dans la conception de son mode carrière sous forme de divers volumes encyclopédiques, on retrouve dans Ride 4 un mode carrière assez classique consistant à gravir les marches de la compétition une à une jusqu'à arriver au sommet. La formule fonctionne, elle a déjà amplement fait ses preuves, mais elle manque tout de même d'originalité.

Le nouveau mode endurance, lui, s'explique probablement par l'héritage de MotoGP. En effet, ANNA (Artificial Neural Network Agent) fait son entrée dans la licence Ride. Pour rappel, celle-ci permet à l'IA de gérer les différents aspects de la course comme l'adaptation à la météo, mais aussi les arrêts au stand pour changer les pneus usés ou inadaptés et réalimenter la moto en carburant selon un dosage stratégique entre poids et autonomie. Elle se rappelle de plus de ce qu'il s'est passé au cours des tours précédents pour s'adapter en conséquence. Celle-ci permet d'obtenir de beaux duels au coude-à-coude, chacun se dépassant à tour de rôle, et introduit un challenge assez réaliste dans les courses. On s'étonnera toutefois d'une supériorité extrême en ligne droite alors que c'est si pointu dans les virages. De même, et c'est là un gros point noir, on a l'impression qu'une fois leur trajectoire et leur vitesse définies, les adversaires ne tiennent pas compte de notre présence sur leur route. Le résultat est que, dans le peloton et donc tout particulièrement arrivé dans le premier virage, mais aussi à d'autres reprises, ils n’hésitent pas à venir nous percuter par derrière. Le jeu consistera donc à trouver comment passer sans se faire faucher et cela peut s'avérer assez rageant, heureusement qu'il y a une option rembobinage permettant de trouver la solution par essais successifs. Il n'en demeure pas moins que l'on se retrouve parfois à concéder des places pour ne pas se retrouver à terre.

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L'art de se tirer la bourre

Côté collision, comme sur Ride 3, il est toujours possible de venir s'appuyer sur les autres pilotes, mais cela nous a semblé moins excessif qu'auparavant, la chute étant alors tout de même plus souvent au rendez-vous. Pour ce qui est des chutes, d'ailleurs, celles-ci sont également devenues bien plus réalistes. Quant aux sons des engins, ils ont été finement capturés et l'on pourrait reconnaître chaque bolide à sa sonorité. De plus, ils prennent en considération le décor environnant et ressortiront par exemple plus étouffés sous les ponts ou en vue casque. On retrouve en effet comme à l'accoutumée 5 vues : une vue à la troisième personne rapprochée et une autre plus éloignée, une vue guidon, une vue casque et une vue garde-boue avant. Il se pourrait même qu'il y ait une vue VR de prévue dans l'avenir, puisqu'en lançant le jeu avec l'Oculus Rift branché, le jeu nous envoyait automatiquement en VR. Il a donc fallu débrancher le casque pour pouvoir jouer normalement, ce qui n'est pas très pratique. Côté sonore pour finir, à part un peu de musique discrète dans les menus, cela s'arrêtera là, il n'y a pas de question de doublage ici puisqu'il n'y a aucune parole, ce qui n'est d'ailleurs pas un mal si cela nous permet d'éviter le commentateur sportif qui se répète ad nauseum.

Concernant le pilotage des motos en lui-même, il s'avère assez technique mais, comme dans les opus précédents, des options d'assistance sont proposées pour que tout un chacun puisse se faire plaisir : simulation de la physique simplifiée, transmission semi-automatique, ABS, freins couplés, freins automatiques, aide à la conduite hors circuit (herbe, sable), tête dans la bulle automatique, trajectoire idéale indiquée et rembobinage pour retenter un passage raté. Toutes les options ne sont pas toujours accessibles, mais plus on en active et moins on bénéficie de bonus de récompense (crédits, expérience). Il en est de même pour le réglage de la difficulté de l'IA allant de très facile (20%) à extrême (120%). Et pour les plus pointilleux, il est même possible de jouer sur les réglages de la moto (suspensions, transmission, calibrages). Dans tous les cas, la sensation de puissance est là et la moindre erreur se paye souvent cher. Si au début le titre s'avère assez accessible, surtout avec les assistances au maximum, cela devient assez rapidement plus ardu et on désactivera d'ailleurs très vite les freins automatiques qui empêchent de réaliser des bons temps et ne sont éventuellement utiles que pour découvrir les nouveaux tracés.

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En tout cas, décrocher l'or au guidon de puissantes motos de 1000 cm3 préparées pour la course sur les circuits les plus exigeants avec une simulation de la physique réaliste, des freins à gérer séparément, tout comme la tête à placer soi-même dans la bulle, sans ABS ni aide hors circuit, sans indication de trajectoire ou de rembobinage possible et avec une boite à vitesse manuelle, une vue casque et une IA en difficulté extrême ne sera clairement pas à la portée de tous, mais chacun peut ainsi se faire plaisir en optant pour les réglages lui correspondant. Les courses d'endurance (jusqu'à 24 heures) apportent aussi un côté stratégique obligeant à choisir les pneus qui semblent les plus adaptés aux conditions météorologiques et à notre style de conduite, et à en gérer l'usure, tout comme la quantité de carburant embarquée et quand faire les arrêts aux stands. Sachant qu'au niveau mondial, qui constitue le cœur du jeu, outre les 3 licences, ce sont 16 séries qui nous attendent auxquelles il faut rajouter 12 coupes en superbike et 7 en endurance, ainsi que 17 courses sur invitation, 20 exhibitions et 22 activités de pilotes, chacune étant composée de plusieurs épreuves à débloquer et qu'il faudra souvent refaire à plusieurs reprises avant de parvenir à les maîtriser, sans parler des 30 pistes à connaître et des 176 motos à acheter ou gagner et à avoir en main, ce sont de longues heures de pilotage qui nous ouvrent les bras.

Si chacun collectionnera à coup sûr le plus de moto possible, il aura aussi la possibilité de les personnaliser avec des pièces détachées à acheter mais aussi en passant par l'éditeur de livrée introduit dans Ride 3 qui offre désormais un peu plus de liberté créative. Il est également possible de créer ses propres visions esthétiques pour les casques et les combinaisons, le tout étant bien entendu partageable en ligne, ce qui offre aussi la possibilité de piocher dans les créations d'autrui. De même, il est possible de personnaliser ses tenues en acquérant divers équipements, 17 nouvelles marques venant compléter une offre déjà conséquente. Enfin, au-delà de la carrière, on peut aussi participer librement aux courses de notre choix dans les conditions que l'on peut définir, y compris en empruntant certaines motos, ainsi que relever les défis hebdomadaires et s'adonner aux courses en multijoueur qui bénéficient de serveurs dédiés. Malheureusement, le multijoueur local pointe toujours aux abonnés absents. Nous terminerons sur le plan post-lancement du jeu : 12 DLC gratuits apporteront chacun 1 moto et 5 événements et 2 autres 1 circuit et 5 événements, et 13 DLC à 4,99€ seront proposés avec 5 motos, 10 événements et 3 trophées ainsi que 2 autres avec 1 circuit, 10 événements et 3 trophées, tous les DLC premium étant inclus dans le Season Pass à 39,99€.

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Milestone poursuit, avec Ride 4, l'évolution de son simulateur de course 2 roues avec toujours plus de réalisme, que ce soit au niveau des graphismes ou du moteur physique, mais aussi l'introduction d'éléments hérités de MotoGP : l'intelligence artificielle ANNA, l'usure des pneus et la gestion du carburant. De plus, il faut également rajouter ici l'apparition d'éclairages dynamiques en fonction du moment de la journée et de la météo variable, ainsi que d'un mode endurance introduisant un nouveau type de courses. Dommage que les environnements restent toujours en-deçà du reste et que les accidents liés à la conduite des autres pilotes soient si récurrents. Mais les sensations sont bel et bien là avec une puissance et des sonorités de moteurs très bien retranscrits et une exigence certaine, même en recourant à l'assistance maximale. Et, bien que l'on aurait aimé pouvoir se tirer la bourre en local et disposer d'un mode carrière un peu moins bateau, ce sont de longues heures de pilotage exigeant qui vous attendent et qui raviront le pilote qui sommeille en vous.

De nombreux et magnifiques engins aux sonorités aux petits oignons
La météo et le cycle jour-nuit dynamiques
Le challenge à relever
L'héritage d'ANNA de MotoGP
Les trop nombreuses collisions par-derrière perpétrées par les adversaires
Des environnements encore trop fades
Toujours pas de multijoueur en local
Un mode carrière des plus classiques
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