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Test d'origine - Test Assassin's Creed 3: Remastered PS4, Xbox One et PC

Test Assassin's Creed 3: Remastered PS4, Xbox One et PC
Test d'origine
  • Assassin's Creed 3: Remastered
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Test du Jeu Original

Assassin’s Creed est devenu avec le temps le parangon du savoir-faire d’Ubisoft en matière de jeu open world. Licence à la dialectique aventureuse et au background racé, la série a souvent flirté avec la première place des podiums quand elle ne s’y est pas invitée de la plus éclatante des manières. Poussant un peu plus loin à chaque essai les intentions louables et les propositions rafraichissantes comme autant de promesses ludiques pour les joueurs, Assassin’s Creed s’est fait un nom et une image. Celle d’un produit qui concurrence aujourd’hui directement les mastodontes des charts et les illustres intouchables des séries de Rockstar ou Bethesda, GTA et Elder Scrolls en tête.

L’horizon toujours plein de secrets, le nouvel épisode d’Assassin’s Creed revêt une nouvelle fois son habit de mystère et plonge dans le temps à la recherche de sa propre Genèse. Pour la première fois, Assassin’s Creed nous fait traverser l’océan Atlantique et va accrocher ses racines au terreau de la naissance des Etats-Unis. Pour une fois qu’un jeu qui nous raconte l’Oncle Sam à sa manière, ne nous parle pas de guerres modernes…

Assassin Skred

L’Histoire est un miroir, souvent elle est aussi un prétexte des développeurs pour tisser ces lignes de fuites qui tirent vers l’immersion et invitent à la découverte. Loin de l’excuse aliénante, les motifs et les dispositifs qui se jouent derrière l’architecture de jeux comme Assassin’s Creed servent des desseins particuliers. Peut-on encore faire rêver après 2 épisodes et quelques add-on ? Comment se réinvente-t-on quand les clients connaissent déjà la carte du restaurant et son cuisinier ? Des questions que l’on était en droit de se poser. Les réponses sont là.

Avec Assassin’s Creed 3, Ubisoft nous sert son méta-jeu. Son Sandbox poussiéreux réinterprété à grand coups d’accents toniques. Si Red Dead Redemption avait pu nous mettre un air d’harmonica dans la tête, Assassin’s Creed 3 nous la vise directement au tomahawk. Une tout autre mélodie, Nelson.

Prenons d’abord ce scénario, cette histoire, et les personnages que l’on y rencontre. Les antagonismes créés (auxquels on participe activement manette ou souris en main d’ailleurs), les conflits que l’on survole parfois sans en comprendre les motivations profondes, les origines qui opposent et les amitiés qui poussent au questionnement, tout cela participe au chemin labyrinthique que le joueur devra suivre pour dénouer le nœud d’une aventure pleine de rebondissements. Sur fond d’Amérique en construction, c’est encore autour d’un conflit qu’Assassins et Templiers se rencontrent. Totem brisé.

Comme pour fracasser la monotonie que l’on peut connaître dans les jeux open-world, Ubisoft multiplie, dès les premières heures de jeu, les points de vue. Zigzagant entre le présent et un Desmond qui sort tout juste de la « Chambre Noire » et les dérivées de mémoires virtuelles dans lesquelles l’Animus le projette, on suit le fil d’Ariane au gré d’un tutoriel maquillé qui mijote doucement entre deux renvois d’ascenseurs.

Indépendance Day

Premier flash, vous incarnez alors Haytham, un notable britannique et acrobate à ses heures, crocheteur de serrures 3ème dan et amateur de lames, histoire de parfaire le tableau. Vous êtes catapulté en pleine représentation théâtrale au Royal Opera House à Covent Garden dans le Londres du XIIIème siècle. Juste le temps de glisser entre les dorures et le velours pourpre des rideaux et des fauteuils et vous voilà la lame dans le flanc d’un vieil homme après avoir tutoyé le vide pour vous en approcher discrètement. C’est un médaillon étrange que vous étiez venu chercher et quelques heures plus tard vous vous retrouviez sur un navire en partance pour le grand large, direction Boston, ses vertes prairies, ses émeutes et ses sociétés secrètes. Vous avez évité le voyage à Bakou.

Et c’est toute une narration, plus ou moins discursive qui se met en place. Assassin’s Creed 3 après cette introduction nous met bien évidemment dans la peau du jeune métisse amérindien Ratohnaké:ton , celui qui par la suite se fera appeler Connor Kenway. Un peu à la manière d’Uncharted 3, les développeurs ont décidé de traiter de l’enfance de Connor . Une invitation qui permet de comprendre alors la construction mentale du personnage, sa colère et sa soif de justice. Plus qu’avec un simple album photo, le joueur entre dans la vie du jeune natif des plaines, évolue dans son environnement, côtoie ses proches et a comme lui, souvent, des poussées de fièvre qui donnent envie de scalper tout ce qui lui passe sous la main.

Une bonne idée des développeurs, puisque pour le coup tout est cohérent et plutôt bien ficelé. La synchronisation des souvenirs via l’Animus module ainsi le temps pour le personnage central, segmentant un peu plus l’approche et l’immersion pour le joueur. Là où avant dans la série, le jeu de miroir était binaire, uniquement lié à l’interaction entre Desmond et l’Assassin qu’il incarnait, dans Assassin’s Creed 3 le temps est un élément de game-design. Il sert la narration interne du jeu et irrigue l’intrigue d’une puissance nouvelle. Et quand il est synonyme de météo il fait pleuvoir des cordes sur le paysage. Une première pour la série, il fallait bien une danse d’indien pour que « nuage se mette à pleurer ».

Millenium

Pour conclure, on pourrait dire que cette version Remastered d'Assassin's Creed 3 (et Liberations) fait le funambule entre le raté et le bienvenu. Alors qu'il rend le jeu plus facile d'accès pour les joueurs, propose un peu plus de profondeur sur la gestion du domaine et un petit lifting graphique non-négligeable (notamment la gestion de la lumière du soleil), celle-ci contre-balance tout avec les modèles des personnages principaux parfois moins bien détaillés, un affichage des environnement nocturne et enfermé catastrophique et un bridage d’expérience plutôt gênant. On conseillera cette version à ceux n'ayant pas pu jouer au jeu original et à Liberation, cependant, on préférera la version PC, ne serait-ce que pour les 60 FPS disponibles.

Nous vous renvoyons au test ci-dessous pour comprendre pourquoi on apprécie l'aventure de Connor.

La Nuit au Musée

Comme à son habitude la série revisite les couloirs du temps et la galerie mythique de ses portraits: Lafayette, Georges Washington, Benjamin Francklin, François Joseph Paul de Grasse, le pirate William Kidd ou Charles Lee sont autant de figures que Connor pourra rencontrer ou entre-apercevoir durant son périple. Le scénario, comme une lame de fond entretiendra les mythes et contextualisera les situations dans lesquelles les liens pourront se nouer. Les missions de facteurs rappelleront l’existence du comité de correspondance entre les colonies pendant la Guerre d’Indépendance par exemple. Franklin et son imprimerie seront des vecteurs de ce type de missions dans ce climat de tempête. Et quand vous prendrez la mer à bord de l’Aquila, votre navire, c’est toute l’histoire de la piraterie qui remonte sous vos yeux comme sous l’effet d’une marée lunaire.

Parce que oui, vous pourrez jouer le vieux loup de mer à bord d'un rapide galion. Armé de vos canons vous pourrez régler d’un boulet le compte de la goélette qui se frotterait de trop près à votre proue. Manœuvrer les voiles ouvertes gonflées par le vent entre les vagues accentue la sensation qu’Assassin’s Creed 3 apporte bien plus, en terme d’expérience, aux joueurs que ses prédécesseurs.

Millenium

L’épisode se permet quelques modifications de son gameplay et dans sa mise en place. Comme ces zones boisées, par exemple, dans lesquelles on peut filer comme la flèche de branches en branches, le pied agile prêt à escalader la falaise arrivé à la cime. Chaque arbre devient une plateforme pour évoluer plus vite, chaque talus ou buisson un endroit pour se dissimuler et Connor devient une vraie machine à tuer.

Le système de visée se « dés-automatise » pour rendre les actions volontaires et la priorisation possibles. Une flexibilité qui caractérise l’orientation du titre et sa volonté de fluidifier son gameplay. La ville ouvre littéralement ses portes et fenêtres pour que l’on traverse les bâtiments de part en part, lors des courses poursuites effrénées qui s’inviteront souvent dans nos pérégrinations ostentatoires. Le voyage rapide permet de visiter plus facilement les lieux, de s’infliger le zigzag sans avoir mal à la tête en regardant du coin de l’œil le chemin à parcourir sur la carte à chaque fois que l'on veut voir du pays.

C'est pas l'homme qui prend la mer

Le système de combat est lui aussi plus pointu sans être très compliqué à prendre en main, avec un système de combos plus poussé, des armes toujours plus nombreuses et des gadgets qui diversifieront l’approche des situations que l'on pourra rencontrer. Siffler pour attirer sa proie ou appeler sa monture, se perdre dans le paysage, passer du microcosme de l'intrigue au macrocosme de l'environnement, partir à la chasse au gibier, poser ses pièges, lever les collets, dépecer le loup ou le daim à flanc de montagne. Jamais un Assassin's Creed n'avait eu autant envie de liberté. Jusque dans son système économique où les échanges entrent comme des enjeux stratégiques, via une interface de crafting, de l’expansion de votre domaine, Ubisoft marque des points et se démarque des sandboxs de la génération. Constellé par les patrouilles rouges qui tournent continuellement et surveillent les moindres chemin de la carte, Assassin's Creed 3 invite à l'immersion.

Toujours sur le qui vive, l'IA des ennemis un brin cabotine, vous fera parfois pester quand vous marcherez sur les toits de la ville endormie et que vous serez repérés alors que vous pensiez être aussi invisible que l'atome dans un bac à glaçons. Les bugs de collisions vous sortiront parfois de votre contemplation entre deux manœuvres sur votre fidèle destrier quand vous bloquerez au détour d'un rocher ou d'une souche posée sur votre route. Le pire arrivera certainement lors des courses poursuites où Connor a la mauvaise habitude de s'accrocher partout où il passe, trop de liberté desservirait il le gameplay et sa souplesse ?

Millenium

Vous regretterez aussi parfois qu'Assassin's Creed 3 ne soit pas aussi beau lors des cinématiques réalisées avec le moteur du jeu que dans le jeu lui même, un comble. Comme vous ragerez parfois de ne pas avoir pu comprendre les motifs exacts qui vous mèneraient à remplir les objectifs d'une mission, tant ils s'affichent timidement dans un coin de l'écran alors que vous êtes pris dans l'action, la tête ailleurs. Et puis mince, où sont passés les visites des tombeaux d'Assassins et les puzzles brise nuques d'Assassin's Creed 2 ? Assassin's Crreed 3 n'est pas sans défaut, loin s'en faut, mais au jeu du plus beau, il vous régalera vous et votre Squaw, pas de doutes.

Gargantuesque

Avec l'AnvilNext, son nouveau moteur, Assassin's Creed visait certainement la lune et a atterri dans les étoiles. Assassin's Creed 3 entre, simplement, dans la catégorie des jeux les plus impressionnants de sa génération. Une star parmi les stars. Il suffit de traverser une ville pour comprendre ce qu'Ubisoft a voulu réaliser avec le titre. Les rues bouillonnent de personnages animés en tout genre, les ports vivent au gré des marchandises qui y sont débarquées. Les détails foisonnent à chaque détour de rues, les villes se construisent, brûlent, les saisons changent autant que le climat articule les ambiances et les lumières qui inondent l'écran.

Les zones sauvages, en plein hiver, modèlent leur paysage au gré des rafales de vent, pour se parer d'épais manteaux de neige fraîche dans laquelle il est difficile de se mouvoir. Et au printemps on prend la mer sous l'effet de couchers de soleil inoubliables, le canon fier, à la chasse aux britanniques. Assassin's Creed 3 a tout de l'expérience complète, celle dans laquelle on se perd, on revient, on cherche et on oublie ce qu'à la base on est venu y chercher. Des centaines de quêtes annexes, de trésors, de balades, de mini-games s'offrent au joueur, et comme si ça ne suffisait pas, le jeu ajoute un multijoueur à son menu, histoire de pousser plus loin l'immersion (un multijoueur sur lequel Millenium reviendra en détails dans les jours à venir, so stay tuned). C'est Gargantua qui vous invite à sa table, espérons que vous ayez un peu d'appétit. Tout simplement impressionnant.

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Assassin's Creed 3 est bel et bien le blockbuster promis par Ubisoft. Si la période choisie met moins en avant les mystères de la confrérie des Templiers et des Assassins, son théâtre intérieur s'ouvre sur les enjeux politiques d'une époque et la difficulté, somme toute légitime, d'assumer une perspective selon le point de vue de ses protagonistes. Assassin's Crreed 3 ose la modularité dans le traitement de la vision de ses héros, Desmond, Connor (enfant ou adulte) participent à cette multiplicité d'approches et d'intentions. Le jeu, pour la première fois aussi, tente le renversement de valeurs, l'ennemi si cher devient intime, de quoi bouleverser sa trame scénaristique et dramatique. Les complots se font et se défont au gré des saisons, et l'on suit l'Histoire la main accrochée au tomahawk. Si le début de l'aventure n'est pas des plus passionnants, Assassin's Creed 3 trouve vite son rythme de croisière. Alternant les paysages magnifiques, les séquences contemplatives s'enchaînent dans ces espaces immenses servant de terrain de jeu ou les balades dans un Boston et New York dépaysants et transfigurés. Techniquement irréprochable, Ubisoft fait littéralement cracher les composants des PS3 et Xbox 360. Le rendu du jeu est un véritable tour de force visuel.

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